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Phase télogène : comprendre cette phase du cycle capillaire

Phase télogène : tout savoir sur la chute des cheveux

Chaque jour, quelques cheveux tombent dans la douche, sur l’oreiller ou sur une brosse. Ce phénomène est le plus souvent normal : il fait partie du cycle naturel du cheveu. La phase télogène, parfois appelée phase de repos, correspond précisément à cette étape où le cheveu cesse de pousser avant de tomber. Comprendre son rôle permet de mieux distinguer une chute habituelle d’un signal qui mérite une attention particulière.

Qu’est-ce que la phase télogène ?

La phase télogène est la dernière étape du cycle de vie du cheveu. À ce moment, le follicule pileux n’est plus en activité de croissance. Le cheveu reste encore ancré dans le cuir chevelu, mais il n’est plus nourri de la même manière qu’auparavant. Il est, en quelque sorte, en attente d’être remplacé par un nouveau cheveu.

Cette phase concerne aussi bien les cheveux que les poils du corps, même si les durées varient selon les zones. Sur le cuir chevelu, environ 10 à 15 % des cheveux se trouvent habituellement en phase télogène à un instant donné. Cette proportion explique pourquoi il est normal de perdre des cheveux tous les jours, sans que cela signifie forcément un problème de santé capillaire.

La phase télogène ne doit pas être confondue avec une chute pathologique. Elle fait partie d’un mécanisme biologique régulier, organisé en plusieurs étapes. La croissance commence avec la période de croissance active, puis le follicule ralentit progressivement avant d’entrer dans le repos télogène. Chaque étape a un rôle précis dans le renouvellement naturel de la fibre capillaire.

Quelle est la durée de la phase télogène ?

Chez l’adulte, la phase télogène dure en moyenne de deux à quatre mois. Cette durée n’est pas strictement identique d’une personne à l’autre. Elle dépend notamment de l’âge, de la génétique, de l’état hormonal, de l’état de santé général et parfois des habitudes de soin ou de coiffage.

À la fin de cette période, le cheveu télogène tombe naturellement. Il peut être expulsé lors du brossage, du shampooing ou simplement au fil des mouvements quotidiens. Dans la majorité des cas, un nouveau cheveu commence déjà à se former dans le follicule. Cette alternance permet au cuir chevelu de maintenir une densité relativement stable, malgré une perte quotidienne moyenne souvent estimée entre 50 et 100 cheveux.

La durée de la phase télogène est importante, car elle influence le délai entre un événement déclencheur et une chute visible. Par exemple, un stress intense, une infection, un accouchement ou une carence peuvent perturber le cycle capillaire. Pourtant, la chute ne se manifeste parfois que plusieurs semaines plus tard, lorsque davantage de cheveux arrivent simultanément en phase de repos.

Comment la phase télogène s’inscrit-elle dans le cycle capillaire ?

Le cycle capillaire se divise généralement en trois grandes étapes : la phase anagène, la phase catagène et la phase télogène. La première correspond à la croissance, la deuxième à une courte transition, la troisième au repos. Cette organisation explique pourquoi tous les cheveux ne poussent pas et ne tombent pas en même temps.

La phase anagène peut durer plusieurs années sur le cuir chevelu. Elle détermine en grande partie la longueur maximale que les cheveux peuvent atteindre. Vient ensuite l’étape de transition du follicule, beaucoup plus courte, durant laquelle la croissance s’arrête progressivement. La phase télogène prend alors le relais, avec un cheveu stabilisé mais destiné à être remplacé.

Ce renouvellement permanent protège l’équilibre capillaire. Si tous les follicules étaient synchronisés, les cheveux tomberaient par vagues massives, puis repousseraient ensemble. En réalité, chaque follicule évolue selon son propre rythme. Cette désynchronisation naturelle est essentielle au maintien d’une chevelure visuellement homogène au fil du temps.

Pourquoi les cheveux tombent-ils pendant la phase télogène ?

Le cheveu en phase télogène n’est pas arraché à proprement parler : il est progressivement remplacé. À mesure qu’un nouveau cheveu se développe dans le follicule, l’ancien est poussé vers l’extérieur. La chute correspond donc à une étape normale du renouvellement. C’est la raison pour laquelle retrouver des cheveux sur une brosse n’est pas automatiquement inquiétant.

La fibre tombée présente souvent un petit bulbe clair à son extrémité. Ce signe est typique d’un cheveu arrivé au terme de son cycle. Il ne signifie pas que la racine est définitivement perdue. Le follicule, lui, reste généralement capable de produire une nouvelle fibre. Cette distinction est essentielle pour comprendre la différence entre une chute temporaire et une perte capillaire durable.

Certains facteurs peuvent cependant augmenter le nombre de cheveux entrant en phase télogène. On parle alors parfois d’effluvium télogène. Ce phénomène correspond à une chute diffuse, souvent impressionnante, mais fréquemment réversible lorsque la cause est identifiée et corrigée.

  • Un stress important, physique ou émotionnel, peut modifier temporairement le cycle capillaire.
  • Une fièvre élevée, une infection ou une intervention chirurgicale peuvent provoquer une chute retardée.
  • Les variations hormonales, notamment après un accouchement, influencent l’entrée en phase télogène.
  • Des carences en fer, en vitamine D, en zinc ou en protéines peuvent fragiliser la qualité du renouvellement.
  • Certains traitements médicamenteux peuvent avoir un effet sur la chute des cheveux.

Phase télogène et chute de cheveux : quand faut-il s’inquiéter ?

Une chute modérée et régulière est considérée comme normale. Elle devient plus préoccupante lorsqu’elle s’intensifie nettement, dure plus de quelques mois ou s’accompagne d’une perte de densité visible. Une raie qui s’élargit, une queue de cheval moins épaisse ou des zones clairsemées peuvent justifier un avis médical.

Il est également utile de consulter si la chute apparaît brutalement, si elle survient par plaques, ou si elle s’accompagne de démangeaisons, de douleurs, de rougeurs ou de pellicules importantes. Ces signes peuvent orienter vers d’autres causes que le simple passage en phase de repos, comme une inflammation du cuir chevelu, une alopécie localisée ou un trouble dermatologique.

Le diagnostic repose souvent sur l’interrogatoire, l’examen du cuir chevelu et parfois des analyses sanguines. Le professionnel de santé peut rechercher une carence, un déséquilibre thyroïdien, une variation hormonale ou l’effet secondaire d’un traitement. Dans de nombreux cas, comprendre le contexte des trois à six derniers mois aide à identifier l’événement ayant déclenché l’entrée massive de cheveux en phase télogène.

Peut-on agir sur la phase télogène ?

Il n’est pas possible d’empêcher totalement la phase télogène, puisqu’elle fait partie du fonctionnement normal du follicule. En revanche, il est possible de soutenir un cycle capillaire plus équilibré. L’objectif n’est pas de bloquer la chute naturelle, mais de limiter les facteurs qui provoquent une entrée excessive de cheveux en repos.

Une alimentation suffisante et variée joue un rôle important. Les cheveux ont besoin de protéines, de fer, de zinc, d’acides gras essentiels et de vitamines pour se renouveler correctement. Les régimes restrictifs, les pertes de poids rapides ou les apports insuffisants peuvent désorganiser le cycle. En cas de doute, une supplémentation ne doit pas être prise au hasard : elle gagne à être guidée par un bilan adapté.

Les soins capillaires comptent également. Des coiffures très serrées, des tractions répétées, des décolorations agressives ou l’usage excessif de chaleur peuvent fragiliser la fibre, même s’ils n’agissent pas toujours directement sur la phase télogène. Un brossage doux, des shampooings adaptés et une limitation des agressions mécaniques contribuent à préserver la qualité du cuir chevelu.

La gestion du stress, le sommeil et la récupération après une maladie sont aussi des facteurs à considérer. Le cheveu n’est pas un organe vital, mais il réagit aux déséquilibres de l’organisme. Lorsque le corps traverse une période difficile, le cycle capillaire peut être temporairement perturbé. Le retour à la normale demande alors du temps, souvent plusieurs mois.

Ce qu’il faut retenir sur la phase télogène

La phase télogène est une étape normale du cycle capillaire. Elle correspond à un moment où le cheveu ne pousse plus, reste brièvement en place, puis tombe pour laisser la place à un nouveau. Sa durée moyenne, généralement de quelques mois, explique pourquoi certaines chutes apparaissent avec un décalage après un stress, une maladie, un accouchement ou une carence.

Perdre des cheveux tous les jours n’est donc pas anormal. Ce qui doit alerter, c’est l’intensité, la durée, le caractère soudain ou l’apparition de zones clairsemées. Dans ces situations, un avis médical permet de distinguer une chute réactionnelle d’un autre trouble capillaire. Bien comprise, la phase télogène n’est pas un signe de faiblesse du cheveu, mais une étape indispensable à son renouvellement naturel.



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